Chrome trivalent, le substitut écologique au Chrome VI

Trouvé naturellement dans la croûte terrestre, le chrome se rencontre dans l’environnement de manière significative sous ses composés trivalents et hexavalents. 

Si le Chrome III est un élément essentiel pour l’homme, sa forme hexavalente est un cancérigène reconnu. Pour faire face à cette toxicité établie, l’Union Européenne a soumis à autorisation l’utilisation du chrome VI dans le cadre du règlement REACH qui vise à réduire les impacts environnementaux et sanitaires des substances chimiques. 

À quoi le chrome sert-il dans l’industrie ? 

L’industrie la plus consommatrice de chrome est la sidérurgie. Elle est tellement friande de cet élément métallique qu’elle compte pour 90 % de son usage total. Le chrome est utilisé pour la production d’aciers chromés, d’aciers inoxydables et d’alliages. 

L’industrie chimique s’en sert comme catalyseur dans la synthèse de l’ammoniac et le secteur de la protection des métaux par revêtements métalliques l’utilise pour protéger les pièces métalliques du frottement. 

Les rejets industriels sont les principales sources de pollution environnementale au chrome VI. Il est dès lors souhaitable de développer des alternatives qui vont substituer le chrome 6 pour un composé inoffensif pour les écosystèmes. 

Chrome III, le substitut idéal ?

L’industrie du traitement des métaux développe des solutions alternatives au chrome 6. Pour le chromage dur, les avancées techniques et scientifiques ont permis de mettre au point des pilotes industriels utilisant le chrome trivalent. 

Cette piste prometteuse est activement travaillée par les principaux acteurs du secteur qui sont inquiets par les répercussions économiques négatives qui pourraient être occasionnées par la possible interdiction du chrome VI à l’horizon 2024.

L’émergence du chromage dur trivalent est une avancée environnementale intéressante” analyse Véronique Palmieri. “Il faut toutefois rappeler que le chrome 6 une fois transformé en chrome métal est inoffensif pour l’homme et pour la nature,” rappelle-t-elle.

Pour réduire la présence de chrome 6 dans l’environnement, l’enjeu principal est de maîtriser les rejets des principaux émetteurs dans l’air, l’eau et, par extension, les sols.