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Crowdfunding : la France après le Royaume Uni

5,341 milliards d’euros ont été brassés en Europe par les plateformes spécialisées dans le financement participatif ou crowdfunding l’année dernière révèle une étude diligentée par l’Université de Cambridge (Grande Bretagne) en association avec Kpmb.
La palme revient au Royaume Uni qui a réalisé, à lui seul les trois quarts des opérations pour 4, 412 euros distançant et de loin les autres pays européens. Soit 82,61% de l’ensemble du crowdfunding effectué en Europe.

Nous sommes dans une nouvelle pratique financière

La France est en seconde position  et compte 49 plateformes de collecte suivie de l’Allemagne pour 248 millions euros et des Pays Bas pour 111 millions d’euros en 2015.
Sommes nous à la veille d’une nouvelle pratique financière qui risque de concurrencer les banques à terme ? Tous les spécialistes s’accordent à reconnaître que le financement participatif fait son lit en ce moment.
Les chiffres publiés en Février 2016 pour la France font état d’une levée de fonds estimée à 298 millions d’euros l’année dernière. Cette somme représente une augmentation de 100% par rapport à 2014 pour 152 millions euros. Et un récent bilan fait état de 319 millions d’euros.

Ce qu’est le financement participatif

En tout cas, pour l’ensemble des opérations, en Europe, la hausse des opérations est estimée à 92% par rapport à l’année précédente.
Qu’est ce que le financement participatif ? C’est un mode de collecte de fonds grâce aux plateformes internet spécialisées. Elles mettent en relation des porteurs de projet en quête d’argent avec des particuliers, bailleurs de fonds, qui sont disposés à donner, prêter ou à investir leurs  épargnes.
Le crowdfunding est régi par la loi. Il est destiné aux particuliers qui ont des projets rentables et qui cherchent un financement hors du circuit bancaire classique.

Un financement alternatif pour les particuliers

Pour les spécialistes, le financement participatif est devenu le financement alternatif pour les starts up et les PME. Cela explique en partie le succès en Grande Bretagne où il faut assister à un boum des starts up. Mais cela est dû également «par la concentration du secteur bancaire britannique qui renforce le besoin d’alternative » a expliqué Antoine Bernabeu, expert auprès de KPMG.
La tendance va se renforcer davantage car le développement de l’e-économie ne peut que favoriser celui des starts up. Sur un plan structurel, les nouvelles dispositions de Bâle III demandant aux banques de renforcer leurs fonds propres, les inciteront à fermer quelques robinets de l’emprunt.
Les TPE et les PME françaises vont se tourner vers les organismes de credit en ligne et le crowdfunding. Pourquoi ? Elles auront à faire face à un manque de financement de l’ordre de 60 milliards d’euros selon les experts.