Et pourquoi pas une société offshore ?

Aujourd'hui le business n'a pas de frontières, mises à part celles qui sont imposées par les lois et les taxes des pays exportateurs et importateurs. La législation de certains pays empêche notamment l'importation dans celui-ci de certains produits alimentaires pour des raison sanitaires, d'autres sont protectionnistes et imposent des taxes très importantes pour justement limiter les importations… Mais cela n'empêche pas au commerce des biens et des services de se propager d'un pays à ses voisins et d'un continent à l'autre. Certes il existe des zones plus à risque que d'autres, en matière de commerce international, mais le risque fait partie intégrante du métier.

Créer une société offshore

L'un des moyens qu'emploient les entreprises françaises pour se prémunir contre certaines taxes à l'importation et plus simplement pour intégrer un marché local spécifique dans un pays européen ou extra-européen est la création de ce que l'on appelle une société offshore, c'est-à-dire une société qui, domiciliée à l'étranger, va être soumise aux réglementations de celui-ci. Cela offre à l’entrepreneur différents avantages, que ceux-ci soient fiscaux ou purement économiques. Il est vrai qu'ailleurs les impôts sur les sociétés comme les taxes patronales ne sont pas du tout les mêmes que dans l'Hexagone et que cela a un impact direct sur le chiffre d'affaire de l'entreprise qui en bénéficie.  Pourtant avant de pouvoir créer ce type d'entreprise offshore, il faut se renseigner et connaître les conditions pour s'implanter dans le pays que l'on cible.

Avantages pour le développement

Si de nombreuses entreprises françaises préfèrent encore faire travailler des partenaires et des prestataires dont la domiciliation est à l'étranger, elles sont en revanche de plus en plus nombreuses à vouloir bénéficier d'autres systèmes fiscaux et tarifaires en choisissant de s'implanter ailleurs. Certes la France reste un pays fort et peut tenter de faire changer les législations européennes. Il est clair en effet que la protection des salariés est loin d'être aussi bonne dans d'autres pays, mais il faut aussi reconnaître que cela possède une vertu pour le chef d'entreprise en matière de flexibilité de l'emploi : les licenciements sont plus simples, mais les recrutements aussi, du fait du moindre coût des taxes patronales notamment. Commercer à l'international demande donc réflexion et conseils, mais surtout une préparation sans faille.