Packaging : du recyclable à l’éco-conception

Les emballages en verre, en métal, en plastique sont aujourd’hui indispensables. Ces derniers présentent d’ailleurs différentes fonctions. Sur le plan logistique, les emballages facilitent la manutention, le stockage et le transport, la distribution de produits. Ensuite, l’emballage permet de protéger le produit des dommages liés aux conditions climatiques, aux secousses et autres chutes et chocs qui pourraient avoir lieu lors de la manutention par exemple. C’est aussi le biais par lequel protéger le consommateur des contaminants éventuels tout en l’informant des propriétés, usages et conservation du produit. Dépendamment du contenu, l’emballage permet aussi de protéger l’environnement d’éventuels risques comme la pollution. Bref, l’emballage présente de nombreuses fonctions complémentaires. Que l’on soit un particulier, une petite ou une moyenne entreprise, il existe une large gamme d’emballages pour répondre à un besoin ponctuel, régulier en emballage. Alors que le rapport du WWF récemment publié fait état de pas moins de 100 millions de tonnes de déchets qui finissent dans la nature, dans les océans. Le tiers étant composé d’emballage en plastique. Pour limiter la pollution et ses impacts sur la santé, dix objets en plastique à usage unique sont d’ores et déjà interdits sur le territoire européen. Alors que d’ici à 2030, la totalité des emballages plastiques notamment doit être recyclée, la consigne semble opérer un come-back et l’éco-conception susciter des vocations. Gros plan.

Emballages : le retour de la consigne

Plastique, métal, verre … le Ministère de la transition écologique et solidaire entend bien répondre aux exigences de l’article 28 de la directive-cadre déchets 2008/98/CE et mettre en œuvre une transition vers une « économie circulaire » de la gestion des déchets en France. Exit donc le modèle économique « fabriquer, consommer, jeter ». Les mots d’ordre, aussi bien pour le particulier que pour le professionnel, seront de se préparer au réemploi du produit pour un même usage, de recycler, mais aussi d’utiliser d’autres formes de valorisation pour réduire à minima l’incinération, la mise en décharges notamment. Parce que moins d’un Français sur deux, tri de manière systématique, la consigne refait parler d’elle. D’ailleurs, certaines générations se souviennent encore de la consigne où la monnaie servait alors à s’acheter des friandises. Les derniers points de collecte de bouteille en verre en l’occurrence datent de 1980. 

Le gouvernement souhaite en effet remettre au goût du jour la consigne afin de doper la collecte des produits recyclables. Et, il est alors question de faire payer un certain montant sur les bouteilles, prix qui sera alors remboursé une fois le contenant retourné. Première ville à se lancer à la rentrée pour une expérimentation : Rueil-Malmaison. Un dispositif qui permettra alors de récupérer une bouteille, une canette en vue de son réemploi pour ne pas dans les ressources naturelles, mais aussi éviter qu’elles ne finissent dans la nature.

Emballages : l’arrivée des emballages éco-conçus

A l’heure où l’écologie est devenue une priorité mondiale tout comme l’obésité, un secteur en particulier connait une petite révolution, celui des emballages. Si la consigne tend à modifier nos habitudes de tri, les emballages recyclables, éco-conçus permettent d’envisager une alternative plus respectueuse de l’environnement et vertueuse au moment de choisir parmi la large gamme d’emballages existante. Produits du quotidien dont il est difficile de se passer, le recours aux emballages recyclables, éco-conçus tend à se démocratiser. D’ailleurs, de plus en plus d’enseignes franchissent le pas pour prendre en compte l’environnement et s’inscrire dans une démarche préventive. L’optimisation des formes, des volumes permettent de réduire la quantité de matériaux nécessaires, les emballages mono-matériau favorisent leur recyclabilité sont de bonnes pistes, l’usage de composés recyclés ou entièrement recyclable permet aussi d’agir et de répondre à la demande de durabilité des consommateurs notamment.

En marge, le développement des emballages comestibles ouvre une nouvelle voie, celle de l’innovation et plus particulièrement dans le secteur de la restauration. Et déjà, il est possible de croquer dans sa tasse à café, de prendre sa dose de féculents en se délectant de ses couverts une fois le repas fini, de se lécher les doigts en mangeant jusqu’au cornet de frite mais aussi de siroter sa boisson « healthy » avec une paille à la saveur chocolat. De nombreuses start-ups ouvrent la boîte de Pandore en proposant une offre de produits prêts à consommer. Bien entendu, la meilleure des solutions n’en reste pas moins de revoir ses habitudes de consommation et de tendre petit à petit vers le « zéro déchet » pour repousser la date du « jour du dépassement »