Commerce : la France mise sur la transparence

Afin de prôner la transparence au niveau du commerce international, le gouvernement français tient à soumettre quelques propositions à Bruxelles dans les prochains jours. Matthias Felk, le secrétaire d’Etat français en charge du commerce extérieur sera le porte-parole de la France durant ce prochain sommet économique. L’Etat français tient à partager son point de vue en ce qui concerne les négociations internationales et ceci dans le but d’offrir un meilleur avenir au commerce international.

Le gouvernement français dit non aux négociations en secret

Dans sa déclaration à la presse, le secrétaire d’Etat français chargé du Commerce extérieur a précisé que : « Sans transparence, sans légitimité, sans s’appuyer sur la défense d’intérêts européens précis, et sans démocratie du début à la fin du processus, il n’y aura pas d’avenir pour la politique commerciale européenne ». Il partage l’opinion française à propos des négociations commerciales qui se font souvent en secret. Selon lui, il existe un certain favoritisme en faveur des pays qui ont su s’accommoder avec la mondialisation. D’autres qui sont essoufflés par la cadence restent en retrait et selon l’opinion du gouvernement français sont carrément exclus du marché international. En effet, les accords de libre-échange sont de plus en plus ignorés et que certains aient été conclus dans le plus grand secret au dépend des autres pays plus faibles économiquement.

Une démocratie solide pour garantir l’avenir du commerce européen

Pour les prochaines semaines, la France tient donc à proposer à la Commission européenne des idées, des solutions pour remédier à cette situation. Parmi les suggestions françaises, on retrouve une participation importante des membres de parlements, et cela, pour une implication totale jusqu’à la fin des négociations. La France veut éviter que l’incident Wallonie ne revienne. La démocratie est importante et obligatoire pour le gouvernement français. Selon M.Felk, l’idée de passer par moins de démocratie mènerait à la déchéance de la Commission européenne. La France veut donc éviter les tendances et les tentations qui ont cours au sein de l’organisation ces derniers temps. Le secrétaire d’Etat a pointé du doigt les dogmes néolibéraux qui ont eu une influence majeure sur les négociations commerciales ces trente dernières années. Dans ses propositions, la France veut aussi des études « plus fiables, précises et non contradictoires » pour ne pas gâcher les négociations. Le gouvernement français veut à tout prix imposer la consultation d’au moins trois écoles de pensée économique pour ne pas laisser le monopôle au néolibéralisme.