OGM : application de la clause de sauvegarde

Le Civam Agrobio47 réagit à la décision du gouvernement français de mettre en oeuvre la clause de sa

Suite aux conclusions de la Haute Autorité mettant en avant de "sérieux doutes" quant aux conséquences des OGM sur l'environnement, le gouvernement a décidé de faire jouer la clause de sauvegarde pour la culture de maïs OGM

Il y a quelques jours le gouvernement français a demandé l'application de la clause desauvegarde afin d'interdire le maïs MON 810, suite à l'avis de la Haute Autorité. Le Civam Agrobio 47, association de développement de l'agriculture biologique de Lot et Garonne, se réjouit que les engagements du Grenelle de l'environnement soient ainsi respectés.

La future loi OGM doit être une loi de protection de tous les systèmes agraires préexistants, et la France doit profiter de sa présidence de l'Union pour proposer une réglementation européenne nouvelle en matière d'OGM.

Le Civam Agrobio 47 s'étonne par ailleurs de l'annonce du plan de développement (aide à la recherche sur les biotechnologies) de 45 millions d'euros, concession faite aux lobbies de la chimie agricole, alors que l'Etat n'a toujours pas trouvé le premier centime pour honorer ses ambitions quant au développement de la production biologique en France.

 

Nous ne pouvons que nous réjouir de l’activation de la clause de sauvegarde par la France pour proroger l’interdiction de culture du MON 810 après le 8 février. Mais cette clause de sauvegarde ne concerne que la production d’une variété de maïs, alors que c’est la politique générale en matière de production et de consommation, de plantes génétiquement modifiées qu'il faut faire évoluer en profondeur, afin d'assurer le respect du droit à produire et consommer sans OGM.

Nous devons sortir de l'incohérence française qui veut l'interdiction de la production d'OGMs, mais autorise leur  importation. Cela doit être résolue par l'interdiction totale de production, d'importation et d'utilisation des OGM sur notre territoire.

Le projet de loi OGM doit être fortement amendé, afin que la loi acte pleinement le droit de produire et de consommer sans OGM.

 

Des pro-OGM se sont inquiétés d'une pénurie de maïs que pourrait provoquer l'interdiction du Mon 810. Cette affirmation n'a aucun fondement. La récolte 2007 a été d'un bon niveau, et ce n'est pas grâce aux 20 000 hectares d'OGM (1%) mises en culture l'an dernier. D'autre part, l'utilisation des OGM comme moyen de lutte contre la pyrale fait l'affaire de Monsanto, mais certainement pas celle des producteurs. Il  existe d'autres moyens  de lutte contre la pyrale, à commencer par le respect de principes agronomiques de base tel que la rotation des cultures, que M. Ménara ne semble pas connaître, et d'autre méthodes alternatives non polluantes (utilisation de trichogrammes).

 

L'agriculture biologique et de qualité ont choisi cette voie par respect  des équilibres naturels et des consommateurs.

 

 

 

 

 

Contact Civam Agrobio 47 :

Anne GRENIER (Animatrice) 05 53 41 75 03 / Claude FAVRE (Président) 05 53 84 90 25