Etude : les habitants de l'Agenais et leur environnementComprendre les rapports des habitants de l'Est-Agenais avec leur environnement Dans le cadre de son programme d'actions, l'association Au Fil des Séounes a réalisé une enquête auprès de ménages d'une douzaine de communes de l'Est-Agenais sur leur perception des problèmes d'environnement mais aussi leurs attentes concrètes.
Dans le cadre de son programme ILDA, l'association Au Fil des Séounes a réalisé une enquête auprès de 95 ménages de 12 communes de l'Est-Agenais afin de comprendre leur perception de la situation de leur environnement, et leurs attentes concernant l'amélioration de leur cadre de vie. L'objectif de cette enquête est d'alimenter un procesuss local de concertation permettant aux différents acteurs du territoire (population, associations, élus,professionnels...) de pouvoir s'engager dans des initiatives concrètes visant à diminuer l'empreinte écologique des activités dans cette partie du territoire de l'Agenais. L'enquête permet ainsi de mettre en avant les principaux éléments pertinents de réflexion à prendre en compte.
Les principaux résultats sont disposibles à travers ce diaporama
Ils peuvent se résumer de cette manière :
1/ Il existe bien une prise de consicence générale de la dégradation de l'environnement, quelle que soient les classes d'âge ou les niveaux socio-économiques envisagés. Cependant, cette dégradation est perçue de manière globale à travers ses stigmates les plus médiatisés (réchauffement climatique, pollution des océans...). Cependant, il n'est pas souvent pas fait de liens entre la situation environnementale globale et les pratiques et modes de vie des populations. Ainsi, si l'état de la planètre est jugé globalement mauvais, plus l'échelle se resserre, et plus la perception de la situation de l'environnement est jugée favorable. Ainsi, en dehors de situations de catastrophe, il n'y a pas de véritable prise de conscience de l'impact de l'individu sur l'environnement local et global. Cet élément peut expliquer pourquoi il est si difficile de mobiliser localement les populations sur l'environnement puisqu'ils estiment dans leur ensemble que leur environnement immédiat est relativement préservé. Cela est d'autant plus vrai dans les espaces ruraux, traditionnellement perçus comme des espaces préservés ("air frais", "pas de nuisansces sonores",...)
2/ Les thèmes environnementaux renvoient à des préoccupations différentes selon l'échelle envisagée. Quand on abore la question à une échelle globale, les précoccupations sont relatives à la santé ou la biodiversité. A l'inverse, quand on aborde l'environnement à une échelle locale, les thèmes environnementaux appellent des préoccupations liées au confort ou à des questions de pouvoir d'achat (notamment pour l'eau et l'énergie).
3/ Malgré une forte sensibilité à l'environnement de leur commune, il apparaît difficile aux individus,dans leur ensemble, d'identifier des problèmes particuliers à l'échelle de leur commune. 4 grandes problématiques se détachent toutefois : - la question des déchets (problèmes lié à l'absence ou à l'organisation de la collecte) , - l'eau (qualité de l'eau, état des rivières, problème lié au traitement des eaux usées...) - les pollutions liées au secteur agricole (utilisation des pesticidies, impact sur l'état des nappes souterraines et des rivières, dégradation des sols.). Cette problématique se rattache à la fois à la question de l'eau et de l'alimentation. - la problématique des transports et de l'extension des nuisances liées à l'espace urbain (bruit, artificilisation de l'espace...)
4/ La perception des problèmes environnementaux à l'intérieur du logement est encore plus floue. La plupart des individus questionnés ne perçoivent pas ce qui pose problème à l'intérieur de leur logement.
5/ Ces différents éléments soulèvent la question de l'information qui est apportée aux citoyens. La plupart s'estiment en effet peu ou mal informé. Parmi les organismes qui semblent pertients à l'échelle municipale, on retrouve la place importance de la mairie et de l'équipe municipale, mais d'autres structures sont appelées à exercer un rôle d'information: les associations, le corps médical, ... Par ailleurs, il y a un certain déficit d'information sur les dispositifs d'information mis en place par les pouvoirs publics (type Espace Info Energie).
6/ Les besoins et attentes des populations portent principalement sur des actions d'information et de sensibilisation qui demandent une implication relativement modeste de leur part et leur laisse une grande latitude de choix (envoi de brochures au domicile, réalisation de diagnostic énergétique). Par ailleurs, les besoins s'expriment d'abord sur des éléments touchant directement à des préoccupations économiques (priorité d'action autour de la réduction de la facture / consommation énergétique).
7/ Dans leur ensemble, faible perception de la nécessité d'agir en commun à l'échelle locale, mais il existe un certain engouement pour des actions collectives (achats groupés de fruits et légumes auprès d'acteurs locaux, actions autour des nuisances sonores, ...)
Cette enquête a été réalisée avec le concours de l'institut EGID et le soutien financier de la Fondation de France, du Conseil Régional et de nombreuses collectivités territoriales locales (St Romain le Noble, Castelculier, Boé, Saint Caprais de Lerm, Puymirol,...).
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