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Pour une mobilité durable: le covoiturage
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70% des français déclarent utiliser leurs véhicules pour aller travailler, mais ils ne sont que 2% à indiquer partager régulièrement un véhicule. Or, l’utilisation massive de la voiture individuelle qui s’est généralisée ces dernières décennies avec l’allongement des distances et des temps de trajets génère aujourd’hui de nombreux problèmes que chacun connait : pollution atmosphérique, émissions de gaz à effet de serre, dégradation du cadre de vie, difficultés de stationnement, embouteillages, accidents et augmentation de la part du budget consacrée aux déplacements.
Face à ce constat, le développement de modes de déplacements alternatifs devient un enjeu majeur intégré dans les politiques du développement durable et se décline en initiatives menées à tous les niveaux: Etat, collectivités et entreprises.
A court terme et à notre échelle des solutions existent aussi : nous pouvons privilégier les modes de transport dit « doux » (marche à pied, vélo, roller) pour les courtes distances, et les transports en commun en milieu urbain. Et lorsqu’il est impossible de se passer de sa voiture, comme c’est souvent le cas pour les habitants des communes rurales, il est possible d’en faire un usage raisonné et solidaire en pratiquant occasionnellement ou régulièrement le covoiturage.
Le système de covoiturage organisé, développé dès les années 1980 aux Etats-Unis, au Canada et en Europe du Nord, ne démarre pourtant en France que depuis peu. Les sources d’économies sont évidentes : covoiturer permet de réduire les coûts de transport (prix du carburant, usure et maintenance de la voiture, ...), les émissions de gaz à effet de serre, la pollution sonore, voire les temps de trajet, tout en resserrant le lien social. Le risque d'accident de la route est également statistiquement réduit, puisqu'il est proportionnel au nombre de voitures particulières en circulation.
Le principe est simple, il s’agit de réunir plusieurs personnes effectuant le même trajet dans un seul véhicule. Alternance de conduite, partage des frais, régularité des pratiques : l’organisation se définit entre les covoitureurs en fonction de chaque situation.
Bien souvent il suffit juste de procéder à quelques aménagements dans son emploi du temps pour que cela devienne possible. On peut par exemple covoiturer à partir d’un parking relais qui permettra à chacun d’utiliser son véhicule individuel avant et après le covoiturage, pour amener et récupérer les enfants à l’école ou pour se rendre à ses activités.
Covoiturer une ou deux fois par semaine ou prendre son vélo au lieu de sa voiture pour réaliser un trajet court est un geste écocitoyen au même titre que trier ses déchets et privilégier l’achat de produits locaux et de saison. Ce sont des mesures individuelles qui peuvent paraître modestes, mais qui, lorsqu’elles s’additionnent, deviennent d’une réelle efficacité.
L'impact des déplacements sur notre environnement:
Pour calculez l’impact de ses déplacements quotidien sur l’environnement et sur ses dépenses en fonction du mode de transport utilisé: l’ADEME propose un éco-calculateur: http://www2.ademe.fr/calculette-eco-deplacements/ Pour en savoir plus: LES AUTRES FICHES DISPONIBLES > Eco- quartier à Aiguillon> voyager autrement> Pour une mobilité durable: le covoiturage> Semaine sans pesticides> Bien isoler sa maison neuve> Guide bio 2009-2010> Pour un Noël écolo> Les plantes dépolluantes> Les AMAP® :consommer localement et respecter l'environnement> Choisir des aliments issus de l'agriculture biologique> Installer un chauffe-eau solaire individuel dans sa maison |